Dernier Article

Comment identifier une personne avec son ADN ?

Comment identifier une personne avec son ADN ?



L’ADN, ou acide désoxyribonucléique, est comme une sorte de carte d’identité biologique unique à chaque individu (sauf pour les vrais jumeaux). 

Dans le domaine de la criminologie, l’ADN joue un rôle crucial pour identifier des suspects, résoudre des affaires ou encore innocenter des personnes accusées à tort. Mais concrètement, comment peut-on identifier une personne grâce à son ADN ? 

Cet article explique le processus de manière simple et accessible.

1. Qu’est-ce que l’ADN et pourquoi est-il si utile ?

L’ADN contient toutes les informations génétiques qui définissent un individu : la couleur des yeux, la taille, la texture des cheveux, etc. Ce matériel génétique se trouve dans presque toutes les cellules du corps humain, comme celles présentes dans les cheveux, le sang, la salive ou encore la peau.

En criminologie, l’ADN est précieux parce qu’il est unique à chaque personne. Ainsi, même une infime trace d’ADN retrouvée sur une scène de crime peut suffire à identifier un suspect. L’avantage de l’ADN, c’est qu’il ne ment pas et reste une preuve scientifique solide.

2. L’extraction de l’ADN : la première étape cruciale

Pour utiliser l’ADN comme preuve ou moyen d’identification, il faut d’abord l’extraire. L’extraction de l’ADN est une procédure scientifique qui consiste à isoler le matériel génétique des cellules. Cela peut se faire à partir de plusieurs types d’échantillons comme :

Le sang : quelques gouttes suffisent souvent.

Les cheveux, à condition que la racine soit présente.

La salive : un simple frottis buccal peut contenir assez d’ADN.

Les tissus épidermiques (comme la peau ou les ongles).

Une fois l’échantillon prélevé, les scientifiques utilisent des produits chimiques pour briser les membranes des cellules et isoler l’ADN. Ce processus permet d’obtenir une sorte de « carte » contenant toutes les informations génétiques.

3. Le rôle de l’ADN dans la criminologie

Dans la criminologie, l’ADN est utilisé pour comparer les échantillons prélevés sur une scène de crime avec ceux d’un suspect ou d’une base de données. Cela se fait à l’aide de tests génétiques. 

Les analystes examinent des « marqueurs » précis dans l’ADN, qui sont des zones particulières susceptibles de varier d’une personne à l’autre.

Si les marqueurs de l’ADN prélevé correspondent à ceux d’une personne dans une base de données, on peut identifier un suspect avec une très grande précision. C’est ainsi que de nombreuses affaires criminelles, même anciennes, ont été résolues grâce à cette technologie.

4. Les tests génétiques : comment ça marche ?

Un test génétique est une analyse en laboratoire qui permet d’étudier l’ADN. 

Voici les principales étapes :

  1. Amplification de l’ADN : parfois, les traces d’ADN prélevées sur une scène de crime sont très petites. Les scientifiques utilisent alors une technique appelée PCR (réaction en chaîne par polymérase) pour « multiplier » l’ADN et en obtenir une quantité suffisante pour les analyses.
  2. Analyse des marqueurs : comme mentionné plus haut, certaines zones de l’ADN sont particulièrement intéressantes, car elles varient beaucoup entre les individus. Les experts comparent ces zones pour voir si elles correspondent.

Comparaison avec une base de données : Si l’ADN correspond à un profil déjà enregistré (dans une base comme le FNAEG en France), le suspect est identifié.

Vérification et confirmation : avant d’utiliser les résultats dans une enquête, les analyses sont revérifiées pour éviter toute erreur.

5. L’ADN et la justice

L’utilisation de l’ADN dans la justice a révolutionné la manière dont les enquêtes sont menées. Il peut à la fois :

Innocenter des personnes accusées à tort. Par exemple, des affaires non résolues depuis des décennies ont parfois permis de disculper des innocents grâce à l’analyse d’anciens échantillons.

Identifier des criminels : même plusieurs années après un crime, si de nouveaux échantillons sont analysés.

Cependant, l’utilisation de l’ADN soulève également des questions éthiques, notamment concernant la collecte massive de données génétiques ou le risque d’erreurs humaines lors des analyses.

Identifier une personne grâce à son ADN est une prouesse scientifique qui a révolutionné la criminologie. Du prélèvement des échantillons à l’analyse en laboratoire, chaque étape est essentielle pour garantir des résultats fiables. 

Grâce à l’extraction de l’ADN et aux tests génétiques, la justice dispose aujourd’hui d’un outil puissant pour rétablir la vérité et résoudre des enquêtes. 

Toutefois, cet outil doit être utilisé avec soin pour éviter les abus et respecter les droits fondamentaux des individus.


Théo Névalis
Théo Névalis
Je suis Théo, un passionné de droit, d’enquêtes policières et d’affaires criminelles. Depuis toujours, j’ai été fasciné par les mécanismes qui régissent la justice, les mystères des enquêtes criminelles, et les intrigues qui se cachent derrière chaque affaire. Chercheur et curieux de nature, je plonge au cœur des lois et des histoires criminelles pour comprendre les rouages de la justice et les stratégies des enquêteurs. Ce blog est un espace où je partage mes réflexions, mes analyses, et des récits captivants autour de ces thématiques.
Commentaires